Je ne resterai que le temps de lui dire la chose et d'avoir un oui ou un non.»

Jean sortit et arriva en courant. En ouvrant la porte, il entendit qu'on se disputait; et il ne tarda pas à voir que c'était M. Pontois qui grondait Jeannot.

M. PONTOIS.

Je te dis que j'en suis sûr; ma femme t'a vu prendre une poignée de dattes et de figues; elle a vu que tu les mangeais.

JEANNOT.

Mais, m'sieur, je les ramassais pour les mettre à la montre.

—Menteur! voleur!» s'écria M. Pontois.

Et, se jetant sur Jeannot, il lui tira une poignée de cheveux, lui donna des claques et des coups de pied et, l'envoya à l'autre bout de la chambre.

M. PONTOIS.

C'est la dixième, la centième fois que tu me voles, petit gueux. Que je t'y prenne encore une fois, et je te mets à la porte comme un voleur.»