C'est vrai! Je n'y pensais plus.... Quatre francs, qui sont peu pour toi, sont beaucoup pour moi. Je gagne si peu!

JEAN.

Écoute, pauvre Jeannot; si tu as réellement besoin d'argent, Simon me permettra bien de te donner encore ces quatre francs.

—Jean, je te le défends», dit M. Abel d'un ton décidé.

Son apparition fit sauter Jeannot; il avait peur de M. Abel, et il n'aimait pas à le rencontrer.

«Je ne veux pas que tu donnes un sou à ce mauvais garnement, continua M. Abel avec une sévérité que Jean ne lui avait jamais vue. Il te trompe; il ment, il n'a rien perdu; et s'il n'a plus d'argent, tant mieux, il l'emploie trop mal.»

Jeannot avait eu le temps de reprendre courage; il essaya de tenir tête à M Abel.

JEANNOT.

Pourquoi me dites-vous des injures, monsieur? Je ne vous ai rien fait, et vous m'accusez sans savoir si ce que je dis est vrai ou non.

M. ABEL.