JEAN.
Je n'en doute pas, monsieur. Ce n'est pas ce qui m'inquiète; c'est ce que je vous disais au café, monsieur.
M. ABEL.
Oui, oui, mon ami, je le sais bien; mais vois donc si ce n'est pas de même pour tous, partout et toujours. On se sépare sans cesse de ceux qu'on aime.»
Tout en marchant et causant, ils arrivèrent devant un bel hôtel de l'avenue Gabrielle.
M. ABEL.
Voilà ta maison, mon ami; montons, je te présenterai à tes maîtres.»
M. Abel monta suivi de Jean, entra dans un premier salon, puis dans un second, où se tenait la maîtresse de la maison. Elle était à son bureau; elle écrivait.
«Vous voilà, mon cher Abel, dit-elle en se levant; et ce jeune homme est sans doute votre ami Jean. Vous voyez, Jean, que nous vous connaissons.... Vous avez l'air effrayé, mon pauvre garçon; M. Abel a dû vous dire pourtant que nous chercherions à vous rendre heureux.
JEAN.