SIMON.
«Mes meubles! La chambre d'Aimée! dit-il enfin. Mais je n'ai rien acheté. Je ne sais ce que cela veut dire.
JEAN.
Comment, Simon, tu ne devines pas? Mon coeur me dit, à moi, que c'est M. Abel; toujours M. Abel. Allons vite voir ce qu'il y a dans tes deux chambres. Je suis content pour toi et pour Aimée.»
Ils montèrent tous au premier, au-dessus du magasin. Simon et Jean trouvèrent, en effet, un mobilier complet dans chaque chambre; les meubles étaient en acajou et perse de laine, simples et jolis. Dans la chambre de Simon il y avait une petite bibliothèque avec une vingtaine de volumes reliés, bien choisis et tous intéressants et utiles.
MADAME AMÉDÉE.
On a mis l'armoire et le linge dans la chambre d'Aimée, puisque c'est elle qui doit le soigner et s'en servir. Et, quant à la malle de vos effets, Simon, je ne l'ai pas ouverte; j'ai pensé que vous aimeriez mieux ranger vos affaires vous-même.
SIMON.
Ma malle! mes effets! Mais je n'ai pas de malle, et mes effets sont dans le paquet que j'ai apporté.
JEAN.