Mais, moi, c'est ce que je demande et c'est ce que je veux. Nous faisons route ensemble; nous arriverons ensemble et nous resterons ensemble: il est juste que nous profitions ensemble de la bonté de nos amis.»
Et, sans plus attendre, Jean tira de sa poche la vieille bourse en cuir toute rapiécée qu'y avait mise sa mère, s'assit à la porte de la chapelle, fit asseoir Jeannot près de lui, vida la bourse dans sa main et commença le partage.
«Un franc pour toi, un franc pour moi.»
Il continua ainsi jusqu'à ce qu'il eût versé dans les mains de Jeannot la moitié de son trésor, qui montait à huit francs vingt-cinq centimes pour chacun d'eux.
Jeannot remercia son cousin avec un peu de confusion; il prit l'argent, le mit dans sa poche.
«J'ai deux francs de plus que toi, dit-il.
JEAN.
Comment cela? J'ai partagé bien exactement.
JEANNOT.
Parce que j'avais deux francs que m'a donnés le curé.