M. ABEL, riant.
Calmez-vous, mon bon Kersac. Elle sera autrement soignée à l'avenir, je vous le promets. Mais aujourd'hui, en l'honneur de Simon, il faut qu'elle subisse sa corvée. Nous voici arrivés; je ne serais pas fâché de déjeuner. Entrez, je vais donner mes ordres au cocher.
—Et moi donc! dit Kersac. J'ai une faim!
—Et moi donc!» répéta Jean intérieurement.
Ils entrèrent; M. Abel parla quelque temps au cocher, qui eut l'air contrarié.
M. ABEL.
Ne vous en affligez pas, Julien: vous n'y perdrez rien; c'est vous que je charge de la recherche. Et assurez-vous que la bête soit bien soignée; que votre frère ne la quitte pas et la mène doucement; qu'elle ne souffre pas.
LE COCHER.
Quant à ça, monsieur peut être tranquille; mais c'est une vraie pitié ce que monsieur fait là.