Parce que vous avez l'air très bon, monsieur; et parce que je vois que vous me portez intérêt et que vous serez bien aise d'obliger encore un pauvre garçon que vous avez déjà obligé.

L'ÉTRANGER, souriant.

Très bien, mon ami; je crois que tu as deviné assez juste. Quel service me demandes-tu?

JEAN.

Voilà, monsieur; c'est de reprendre les vingt francs que vous m'avez donnés, et de les porter à maman; vous lui direz que c'est son petit Jean qui les lui envoie, et que c'est vous qui me les avez donnés.»

Et Jean cherchait sa bourse pour retirer la pièce d'or.

L'ÉTRANGER.

Attends, mon garçon; laisse tes vingt francs dans ta bourse, il n'y a pas besoin de te presser. Et d'abord, puisque je suis un voleur, ne crains-tu pas que je te vole ton argent?

JEAN.