Défie-toi si tu veux, gémis tout bas, mais sois obligeant et agréable aux autres.... Portons nos plats; les voici tout prêts sur le fourneau.»
Jean prit la soupe aux choux et le cidre; Jeannot prit le fricot; Kersac les attendait avec impatience.
KERSAC.
Enfin! voilà notre souper; ne perdons pas de temps; j'ai une faim d'enragé.»
Kersac prouva la vérité de ces paroles en mangeant comme un affamé, Jean et Jeannot lui tinrent compagnie; quand le repas fut terminé, il ne restait plus rien dans les plats, rien dans les carafes. Jean et Jeannot desservirent la table et reportèrent le tout à la cuisine.
Lorsque Jean rentra, il dit à Kersac que Jeannot allait coucher à l'écurie, sur de la paille qu'on allait lui donner.
«Et toi, Jean, avant d'aller te coucher, aide-moi à me dévêtir et à gagner mon lit.»
Jean l'aida de son mieux, avec beaucoup d'adresse et de soin. Lorsque Kersac fut couché, Jean s'assit sur une chaise.
KERSAC.
Eh bien! que fais-tu là? Tu ne vas pas te coucher, comme Jeannot?