KERSAC.
Tu crois? Cela me semble fort.
JEAN.
Essayez, monsieur; vous allez voir.»
Kersac essaya, tout doucement d'abord, puis plus franchement; enfin il s'appuya sur son pied comme avant l'accident.
«C'est merveilleux! c'est admirable! C'est que je ne souffre plus du tout; du malaise seulement, pas autre chose.»
Il essaya de marcher; il descendit dans la cour, entra à l'écurie et, à sa grande surprise, trouva Jeannot qui pansait le cheval et qui avait eu la bonne pensée de lui donner de l'avoine pour l'occuper agréablement pendant le pansement.
KERSAC.
Comment! mais c'est très bien, Jeannot! Je ne m'attendais pas à te voir si empressé. Continue, mon garçon. Jean m'a si bien guéri avec son massage, que je vais repartir dans une heure pour ma ferme de Sainte-Anne.»