JEAN.

Oh! ma tante! Ma pauvre maman qui ne peut pas me garder, moi, son enfant!

LA TANTE.

Eh bien, n'est-elle pas comme moi la tante de ce Jeannot, la soeur de sa mère? Chacun son tour; voilà bientôt trois ans que je l'ai; il m'a assez ennuyée. Au tour de ta mère, elle s'en fera obéir mieux que moi.»

Pendant que la tante parlait, Jean, qui furetait partout, eut l'idée de regarder dans une vieille niche à chien, et il vit Jeannot blotti tout au fond.

«Le voilà, le voilà! s'écria Jean. Voyons, Jeannot, viens, puisque te voilà trouvé.»

Jeannot ne bougeait pas.

«Attends, je vais l'aider à sortir de sa cachette», dit la tante enchantée de la découverte de Jean.

Se baissant, elle saisit les jambes de Jeannot et tira jusqu'à ce qu'elle l'eût ramené au grand jour.

A peine Jeannot fut-il dehors, qu'il recommença ses cris et ses gémissements.