—Pourquoi restes-tu chez ce méchant homme? reprit Jacques à voix basse.

LE GARÇON.—On m'a mis là, il faut bien que j'y reste. Je n'ai personne chez qui aller: ni père ni mère.

JACQUES.—C'est comme moi et Paul; mais fais comme moi, demande à la bonne sainte Vierge de t'aider, tu verras qu'elle le fera; elle est si bonne!

LE GARÇON.—Mais je ne la connais pas; je ne sais pas où elle demeure.

JACQUES.—Ah! mais je ne sais pas non plus, moi! Mais ça ne fait rien; demande toujours, elle t'entendra.

LE GARÇON.—Oh! je ne demanderais pas mieux. Mais si j'appelle trop fort, mon maître l'entendra aussi, et il me Battra.

JACQUES.—Il ne faut pas crier; dis tout bas: «Sainte Vierge, venez à mon secours. Vous qui êtes la mère des affligés, bonne sainte Vierge, aidez-moi.»

Le petit malheureux fit comme le lui disait Jacques, puis il attendit.

«Personne ne vient, dit-il, et il faut que je m'en aille avec mon sac: le maître l'attend.»

-Attends, je vais t'aider un peu; nous allons le traîner à nous deux. La sainte Vierge ne vient pas tout de suite comme ça, mais elle aide tout de même.