LE BRIGADIER.—Pardon, Monsieur, si nous refusons; c'est une insulte que de nous offrir de l'argent pour avoir fait notre devoir. Bien le bonsoir, Monsieur.
M. GEORGEY.—J'étais bien beaucoup chagrine de offenser vous, courageuse soldat, répondit M. Georgey. Jé voulais pas; lé vérité vrai, je voulais pas.
LE BRIGADIER.—Je le pense bien, Monsieur; vous êtes étranger, vous ne connaissez pas nos usages et nos caractères français.
M. GEORGEY.—Moi connaissais bien caractère français; c'était généreuse, c'était très grande, c'était très aimable, et d'autres choses. Jé connaissais, jé savais. Bonsoir gendarme française.»
Les gendarmes partirent en riant. M. Georgey rentra.
«Jé restais pour écouter lé physicien. Jé voulais savoir quelles choses il fallait pour Fridric.»
Il s'assit et ne bougea plus.
Julien ne tarda pas à revenir accompagné du médecin.
M. Georgey le fit entrer de suite chez Frédéric.
M. Boneuil tâta le pouls du malade, examina ses yeux injectés de sang, écouta sa parole brève et saccadée.