—C'est bien; vous pouvez vous retirer», dit le président en souriant légèrement.

Le maréchal des logis se retira en s'essuyant le front; la sueur inondait son visage. Frédéric lui jeta un regard reconnaissant.

Les hommes du poste déposèrent dans le même sens sur ce qu'ils avaient pu voir.

Quand les témoins furent entendus, on interrogea Alcide.

LE PRÉSIDENT.—Vous avez appelé le maréchal des logis face à claques, gros joufflu, canaille?

ALCIDE.—C'est la vérité; ça m'a échappé.

LE PRÉSIDENT.—Vous l'avez poussé?

ALCIDE.—Je l'ai poussé et je m'en vante: il n'avait pas le droit de me prendre au collet.

LE PRÉSIDENT.—Il en avait parfaitement le droit, du moment que vous lui résistiez et que vous étiez ivre. Mais, de plus, vous lui avez donné un coup de poing.

ALCIDE.—Il n'était pas bien vigoureux. Je n'avais pas toute ma force. Le vin, vous savez, cela vous casse bras et jambes.