L'ANGLAIS, inquiet.—Et jé mangeais plus vos grosses turkeys?

BONARD.—Si fait: je vous en vendrai à quatre francs tant que j'en aurai.

L'ANGLAIS, riant et se frottant les mains.—Oh! very well, nous bonnes amis alorse. Oh! lé fripone Alcide, là fripone Fridrick! Il m'avait vendu deux premièrs. Quand jé lé revois, jé lui fais tous deux une boxe terrible. Good bye, master Bonarde. Good bye, excellent madme Bonarde. Je viendrai beaucoup souvent. Mes papers, s'il vous plaisait.

MADAME BONARD.—Voilà, Monsieur: ils sont bien secs, bien repassés, il n'y paraît pas: un peu jaunes seulement.

L'ANGLAIS.—Ça faisait riène du tout. Good bye

M. Georgey fit un dernier salut et s'en alla.

Bonard regarda sa femme qui s'essuyait les yeux.

BONARD.—Tu pleures, femme? Et tu as raison; pour un rien je ferais comme toi. Frédéric, notre fils, un voleur!

MADAME BONARD.—C'est Alcide qui l'aura entraîné. bien sûr! A lui tout seul, il n'aurait jamais commis une si mauvaise action!

BONARD.—Je l'espère. Et voilà ce qu'il a gagné à ne pas m'obéir; je lui avais défendu bien des fois de fréquenter ce mauvais garnement d'Alcide... Quand il sera de retour, je lui donnerai son compte.