FRÉDÉRIC.—Il est resté en arrière; le voilà qui arrive.»

Julien entra.

MADAME BONARD.—Viens achever ton souper, mon pauvre Julien, je suis fâchée de t'avoir fait courir pour rien. Mangez tous les deux, vous devez avoir faim; l'heure est avancée.»

Frédéric et Julien ne se le firent pas dire deux fois; ils mangèrent la soupe, de l'omelette au lard, du boudin et des groseilles: un souper soigné: c'était le dernier que devait faire Julien chez eux.

XI

DÉPART POUR LA FOIRE

Le lendemain matin, comme Julien finissait son ouvrage, Mme Bonard vint le chercher pour aller à la foire. Ils se mirent en route.

MADAME BONARD.—Dis donc, Julien, si nous prenions M. Georgey en passant devant sa porte? Il ne va pas pouvoir s'en tirer tout seul à la foire; il se fera attraper, voler, bien sûr.

JULIEN.—Maîtresse, si vous voulez, nous y passerons seulement pour lui dire qu'il m'attende, que je viendrai le chercher vers midi.

MADAME BONARD.—Et pourquoi pas l'emmener tout de suite, puisque nous y allons?