INNOCENT.—Je m'ennuie. Je suis seul.

SIMPLICIE.—C'est bien ta faute! Pourquoi as-tu voulu venir à Paris et en pension? Et moi aussi, je m'ennuie, et joliment va?

INNOCENT.—Tu as ma tante, toi.

SIMPLICIE.—Oui, c'est agréable, ma tante! Elle me donne des soufflets, elle me gronde. Je la déteste.

INNOCENT.—Tu as Prudence.

SIMPLICIE.—Prudence est ma bonne; je ne peux pas faire d'elle ma société.

INNOCENT.—Elle t'aime. Ici personne ne m'aime,

SIMPLICIE.—Pourquoi as-tu voulu venir? C'est ta faute.

INNOCENT.—Oui, c'est ma faute; je m'en repens bien, Je t'assure.

SIMPLICIE.—Et moi donc, si je pouvais retourner à Gargilier, comme je serais contente!