Jules fut quelques instants sans répondre; il balbutia enfin:

«C'est Blaise; c'est la faute de Blaise.

—Encore! dit M. de Trénilly avec sévérité. Qu'est-il arrivé? Parle, Blaise.»

Au moment où Blaise ouvrait la bouche pour répondre, Jules s'empressa de prendre la parole:

«C'est Blaise qui a voulu faire voir son habileté: il a fait une si longue queue au cerf-volant qu'elle a accroché le candélabre, qui s'est cassé. Et voilà à présent qu'il se fâche, qu'il ne veut pas arranger mon cerf-volant; il dit qu'il veut s'en aller et qu'il ne reviendra plus jamais, parce que je suis un méchant, un insupportable. Il m'a abîmé hier mes couleurs et un cerf-volant; aujourd'hui il casse tout, puis il se fâche encore!

LE COMTE

Blaise, ce que tu fais est très mal; si tu recommences, je te ferai fouetter par mes gens.

BLAISE

Je n'ai rien fait de ce que dit M. Jules, Monsieur le comte; je ne crois mériter aucune punition. Et quant à me faire fouetter par vos gens, ils n'ont pas le droit de me frapper et je ne me laisserai pas faire.

LE COMTE