—Oui, Monsieur, répondit Mme Anfry en saluant.

—Tout est-il en état au château?

—Dame! Monsieur, j'ai fait de mon mieux pour satisfaire les maîtres, répondit timidement Mme Anfry.

—C'est bon, c'est bon», reprit le domestique en fouettant son cheval.

Mme Anfry ouvrit la grille tout en suivant des yeux le domestique, qui galopait vers le château.

«Il n'est guère poli, celui-là, murmura-t-elle; il aurait pu tout de même parler plus honnêtement. Blaise, mon garçon, continua-t-elle plus haut, cours au château et préviens ton père que les nouveaux maîtres arrivent, qu'il vienne vite me rejoindre pour les recevoir à la grille.

—Où le trouverai-je, maman? dit Blaise.

—Dans les chambres du château, qu'il arrange et nettoie depuis ce matin; va, mon garçon, va vite.»

Blaise partit en courant; il entra dans le vestibule, où il trouva cinq ou six domestiques qui allaient et venaient d'un air effaré.

«Halte-là, petit! lui cria un des domestiques; les blouses ne passent pas. Qui demandes-tu?