Dès que l'éléphant vit que Blaise, qui s'était jeté devant Jules, allait être inondé, il arrêta sa vengeance, et, rentrant sa trompe; il reversa l'eau qui y était encore dans le cuvier d'où il l'avait tirée.
Blaise aida Jules à se relever; à peine fut-il debout, qu'il repoussa Blaise avec colère en criant:
«C'est ta faute, méchant, vilain; c'est toi qui m'as fait monter sur ce banc; c'est toi qui as attiré l'éléphant en lui donnant de vilaines pommes, que tu nous a volées probablement. Va-t'en; je le dirai à papa.
—Comment, Monsieur Jules, répondit Blaise tout surpris. Qu'ai-je donc fait? Je vous ai fait monter sur le banc pour que vous voyiez mieux; j'ai donné mes pommes à l'éléphant pour lui faire plaisir; et les pommes étaient bien à moi, elles sont tombées d'un pommier qui est à papa.»
Jules continuait à crier et à repousser à coups de pied et à coups de poing le pauvre Blaise, qui voulait l'aider à marcher avec ses habits ruisselants d'eau.
Toute la maison était accourue aux cris de Jules: quand Hélène le vit trempé des pieds à la tête, elle eut peur et crut à un accident.
«Non, c'est la faute de ce méchant Blaise, dit Jules, pleurant pendant qu'on l'emmenait; c'est lui qui a tout fait.
HÉLÈNE
Comment, Blaise, tu as jeté Jules dans l'eau?
BLAISE