ANFRY, avec calme

Je le crains, Monsieur le comte.

M. DE TRÉNILLY, avec ironie et une colère contenue

C'est franc, du moins, si ce n'est pas poli. Mais dites-moi donc, Monsieur Anfry, que vous a raconté M. Blaise pour vous donner une si pauvre opinion de la sincérité de mon fils?

ANFRY, avec calme et fermeté

Voici, Monsieur le comte, ce ne sera pas long.»

Et en peu de mots Anfry raconta ce qui s'était passé, sans oublier la visite que lui avait faite Jules à la recherche de Blaise et le départ de Jules tout seul, monté sur son âne.

Le récit franc et ferme d'Anfry fit impression sur M. de Trénilly, qui commença lui-même à douter de la vérité du récit de Jules, mais sans pouvoir admettre chez son fils une pareille fausseté.

«C'est bien, dit-il lorsque Anfry eut fini de parler; je saurai la vérité; je reparlerai à Jules. Vous pouvez vous retirer. Anfry, ajouta-t-il en le rappelant, si Blaise est coupable, comme je le crois et comme il l'a déjà été plus d'une fois vis-à-vis de mon fils, j'exige, sous peine de quitter mon service, que vous le fouettiez vigoureusement.

ANFRY