Le Philosophe dit: N'abandonnèrent-ils jamais leurs résolutions, et ne déshonorèrent-ils jamais leur caractère, Pe-y et Chou-thsi? On dit que Lieou-hia-hoeï et Chao-lien ne soutinrent pas jusqu'au bout leurs résolutions, et qu'ils déshonorèrent leur caractère. Leur langage était en harmonie avec la raison et la justice, tandis que leurs actes étaient en harmonie avec les sentiments des hommes. Mais en voilà assez sur ces personnes et sur leurs actes.
On dit que Yu-tchoung et Y-ye habitèrent dans le secret de la solitude, et qu'ils répandirent hardiment leur doctrine. Ils conservèrent à leur personne toute sa pureté; leur conduite se trouvait en harmonie avec leur caractère insociable, et était conforme à la raison.
Quant à moi, je diffère de ces hommes; je ne dis pas d'avance: Cela se peut, cela ne se peut pas.
9. L'intendant en chef de la musique de l'État de Lou, nommé Tchi, se réfugia dans l'État de Thsi.
Le chef de la seconde tablée ou troupe, Kan, se réfugia dans l'État de Tsou. Le chef de la troisième troupe, Liao, se réfugia dans l'État de Thsai. Le chef de la quatrième troupe, Kiouë, se réfugia dans l'État de Thsin.
Celui qui frappait le grand tambour, Fang-chou, se retira dans une île du Hoang-ho.
Celui qui frappait le petit tambour, Wou, se retira dans le pays de Han.
L'intendant en second, nommé Yang, et celui qui jouait des instruments de pierre, nommé Siang, se retirèrent dans une île de la mer.
10. Tcheou-koung (le prince de Tcheou) s'adressa à Lou-koung (le prince de Lou), en disant: L'homme supérieur ne néglige pas ses parents et ne les éloigne pas de lui; il n'excite pas des ressentiments dans le cœur de ses grands fonctionnaires, en ne voulant pas se servir d'eux; il ne repousse pas, sans de graves motifs, les anciennes familles de dignitaires, et il n'exige pas toutes sortes de talents et de services d'un seul homme.
11. Les [anciens] Tcheou avaient huit hommes accomplis; c'étaient Pe-ta, Pe-kouo, Tchoung-to, Tchoung-kouë, Chou-ye, Chou-hia, Ki-souï, Ki-wa.