4. Le Livre des Vers dit[14]:

«Que le prince qui gouverne avec sagesse soit loué!

Sa brillante vertu resplendit de toutes parts;

Il traite comme ils le méritent les magistrats et le peuple;

Il tient ses biens et sa puissance du ciel;

Il maintient la paix, la tranquillité et l'abondance en distribuant [les richesses qu'il a reçues];

Et le ciel les lui rend de nouveau!»

5. Il est évident par là que la grande vertu des sages leur fait obtenir le mandat du ciel pour gouverner les hommes.

Voilà le dix-septième chapitre. Ce chapitre tire son origine de la persévérance dans la voie droite, de la constance dans les bonnes œuvres; il a été destiné à montrer au plus haut degré leur dernier résultat; il fait voir que les effets de la voie du devoir sont effectivement très-étendus, et que ce par quoi ils sont produits est d'une nature subtile et cachée. Les deux chapitres suivants présentent aussi de pareilles idées. (TCHOU-HI.)

[12] C'est-à-dire, aux douze provinces (Tcheou) dans lesquelles était alors compris l'empire chinois. (Glose.)

[13] Glose.

[14] Livre Ta-ya, ode Kia-lo.


CHAPITRE XVIII.

1. Le Philosophe a dit: Le seul d'entre les hommes qui n'ait pas éprouvé les chagrins de l'âme fut certainement Wen-wang. Il eut Wang-ki pour père, et Wou-wang fut son fils. Tout le bien que le père avait entrepris fut achevé par le fils.