Dans les comptes rendus de la mission Foureau-Lamy il est qualifié d’Acacia Trentiniani A. Chev. Mais il est indiqué comme sans feuilles ni fleurs de février à octobre, et j’ai vu des Tamats en feuilles en mai.
Le Dr Bonnet le considère comme étant l’Acacia Seyal Delc.
Il semble que sa limite Nord soit celle du Massif Central Saharien, qu’il ne pénètre pas dans les pays crétacico-tertiaires sud-constantinois.
Je l’ai trouvé en particulier représenté par un beau peuplement à Titahouine Tahart (près d’Amguid) et à Tihobar (appelé Aïne-bou-Mesis par les Arabes), près de l’oued Arami (également dans la région d’Amguid). C’est encore un arbre plus ou moins soudanais, qui apparaît en venant du Nord, dès qu’on pénètre dans le pays targui. Sa taille n’atteint généralement pas celle du Teleh et il est presque toujours en forme de parasol ;
5º L’Ahtès (T), peut-être ? l’Acacia albida Del.
C’est un arbre généralement de grande taille mais plutôt rare. Je ne l’ai rencontré qu’en trois endroits : à Tihoubar, ou Aïne-bou-Mesis (à l’est d’Amguid), dans l’oued In-Ebeggi (près de l’oued In-Sakan) et dans l’oued Terrinet (près d’Idelès) (là associé à une plante grimpante, une sorte de liane accrochée aux basaltes) ; ces trois endroits étaient très humides, il semble donc qu’il exige beaucoup d’humidité.
Ces localités suffisent pour montrer qu’il est répandu dans tous le pays targui et remonte au Nord jusqu’à ses confins.
Il est cité comme du Damergou par Fouraut ; encore une limite à remonter vers le Nord, jusqu’aux confins septentrionaux du Massif Central Saharien.
Décidément, là vraiment, quand on vient du Nord, il y a un brusque changement, de nombreuses apparitions simultanées d’espèces nouvelles, là vraiment apparaît une flore nouvelle : la flore targuia ;
6º Le Teleh (A) ou Abser (T) ou Acacia tortilis Hayne.