Gagnons un cratère à double pente, admirablement conservé, à l’Est du pays montagneux : il comporte deux entonnoirs accolés et des tufs ruiniformes avec cavernes, jadis habités aussi, car on y trouve des instruments taillés.

Dans les entonnoirs, au fond, se trouvent de grands tumuli ; ce qui me fait penser que les tombes en grands tumuli coniques sont contemporaines des dernières industries de la pierre dans ces régions. Les grands tumuli ont été placés, semble-t-il, de préférence dans les cratères, où j’en ai observé régulièrement.

De petits cratères d’explosion se trouvent au pied Est de ce volcan.

Gagnons, au milieu des volcans et des coulées, l’oued In-Reggi, où nous campons. Beaux pâturages avec superbes Teleh.

Le 2, arrivons au volcan, dont je fais l’escalade, et à la saline célèbre de Tisemt de l’Amadror.

Apercevons au loin une grande antilope.

Puis campons dans le bois d’Arremen et Tamarix, qui se trouve à quelques kilomètres de la saline.

Il y aurait eu là autrefois, d’après Anaba-ag-Amellal, un puits profond d’eau salée.

Le 3, nous commençons la traversée de l’Amadror en suivant à travers le reg le mechbed Nord-Sud des convois de sel, puis appuyons sur le bord Ouest pour tenter de trouver un peu de pâturage ; il n’y a pas grand’chose, qu’un peu de Nessi et de Chobrok très sec ; à signaler la présence de Phar-phar ; il paraît que cette plante mangée à jeun, sans autre nourriture, est dangereuse pour les chameaux.

Le 4, nous continuons à traverser la vaste plaine de l’Amadror, en appuyant sur le bord Ouest.