Je gagne le bas du massif de Briri où je campe près de l’oued Amelak. Beaucoup d’Acheb, Lehema et Rabiè.

Le 13, je longe le massif du Briri et je campe près de l’oued Teneleft, dans le voisinage des tentes de Mohamed-ag-Iknane des Kelindrar.

Les granits ont là des formes extraordinaires dues à une corrasion intense superposée à l’insolation.

Je vais voir dans la montagne une petite source permanente : Naher, accessible aux ânes seulement.

Le 14, repos.

Le 15, je gagne l’oued Adenek et le Anou (puits) Adenek, en laissant à droite les monts Isk, Iskaouen, Ahellakan, les oueds Tin-Sebra et Tinian.

Je rencontre un superbe cercle, dans le genre de celui rencontré entre Idelès et Hirafock, mais de diamètre beaucoup plus grand. Au milieu se trouve un petit carré dessiné par des pierres. Peut-être l’emplacement du feu sacré, car d’aucuns prétendent que ces cercles sont des restes du culte persan du feu[97] que les Touareg auraient eu avant d’être musulmans, ce qui est possible.

Je remonte l’oued Adenek jusqu’à un beau Tarfa près duquel j’établis mon camp.

Le 16, je suis l’oued Adenek un moment, puis le quitte et suis un mechbed en direction du mont Iskarneier. Je passe dans l’oued Tintamahé (qui se jette dans l’oued Abezzou), puis dans l’oued Entenecha où se trouve un bon abankor, puis dans l’oued Martoutic.

Je remonte l’oued Martoutic ; sur sa rive droite, dans la montagne, je vais visiter l’abankor Tahara (avec palmiers, lauriers-roses et joncs [Juncus maritimus]) et je campe au confluent des oueds Aor et Tintahouin, qui forment l’oued Martoutic.