Le 26, le 27 et le 28, traversons les Pays pré-tassiliens par l’oued Abadra (abreuvage à un puits), pour aboutir à Aïn-Redjem.

Le 29, Aïn-Ksob.

C’est la fin du Ramadan, et pour marquer ce jour mes Touareg édifient une mosquée à leur manière dans laquelle ils se livrent à de nombreuses prières.

Le 30, Aïn-El-Hadj-el-Bekri (Tihoubar).

Tombeaux d’El-Hadj-el-Bekri et autres membres de sa famille.

Des dattes sont déposées sous la protection du marabout, ainsi que d’autres objets.

Je crois qu’une partie est destinée à la famille d’El Hadj-el-Foki, sinon tout. On ne doit pas toucher à ces provisions, paraît-il, que si l’on est près de mourir de faim, en danger de mort, et les remplacer ensuite dès qu’on le peut.

Ce qu’il y a de curieux, c’est que les Touareg, pourtant pillards dans l’âme, respectent cette règle ; ils n’aiment d’ailleurs que le vol à main armée, qui seul est noble, et qui d’ailleurs n’est pas toujours un vol, puisque c’est souvent un vieux compte que l’on règle.

Le 31, je fais d’une traite le parcours Tihoubar, Foggaret-el-Arab. La région est désolée ; il y a absence complète de pâturage : c’est bien le Tidikelt.

Le 1er juin, repos à Foggaret-el-Arab.