[96]Les Touareg ont souvent des clochettes pendues au cou de leur mehari ; tout ce qui est Arabe ne se sert pas de clochettes ; les cloches et clochettes ont quelque chose de chrétien ; les Touareg ont-ils passé dans les premiers siècles de notre ère par une phase chrétienne à laquelle des relations avec la Lybie et l’Egypte n’auraient pas été étrangères ? C’est là une question encore sans réponse sûre.
[97]Le culte du feu existerait chez certaines tribus du Soudan Egyptien, ce qui est déjà plus près de l’Ahaggar que la Perse et par suite pourrait nous éclairer peut-être davantage sur beaucoup de questions encore très mystérieuses qui se posent en terre d’Ahaggar.
[98]Je ne me suis guère étendu dans cet ouvrage sur les Touareg (caractère, mœurs, droit, organisation sociale, etc.). Duveyrier en a admirablement traité à propos de sa pénétration des Touareg de l’Ajjer, et on ne saurait en écrire après lui.
Plus on connaît les Touareg plus on s’aperçoit de l’exactitude de Duveyrier à leur sujet. Je suis fier de rappeler ici que ce premier explorateur du pays targui était un jeune géologue de 23 ans. C’est un bel exemple entre d’autres du rôle glorieux qu’ont joué les scientifiques, dans la conquête et la pénétration du Sahara Central.
[99]On doit remarquer que les tombes nettement islamiques, c’est-à-dire avec pierres-témoin plutôt rares en pays targui, quand on compare leur nombre à celui des monuments lithiques divers qu’on y rencontre.
CONCLUSIONS
Dans ce travail l’étude géologique et morphologique du pays nous a permis de distinguer, dégager et définir un certain nombre de régions et sous-régions, un certain nombre « d’unités structurales ».
I. Les pays crétacico-tertiaires sud-constantinois avec leur bord relevé à la périphérie constituant au Sud la Hamada de Tinghert et le Tademaït.