Nous suivons toujours le même gassi, large de 3 à 5 kilomètres environ.

Dans la dune, de beaux Arichas.

Nous passons à un endroit du reg où les outils en silex taillé sont abondants, ainsi que des nuclei. Beaucoup de silex sont de taille inachevée ; il y avait donc là des ateliers de taille, jadis.

Cela ne peut se concevoir qu’avec l’existence d’un passé humide.

Nous campons près de l’erg de la Bride, où est mort Legras.

Nouvel atelier de taille.

L’erg de la Bride est fort curieux ; il possède un entonnoir très profond, analogue, semble-t-il, à celui d’Aïne Taïba, mais sans eau.

D’après les guides, il y aurait ainsi, dans la partie orientale du Grand Erg, des entonnoirs avec de petits lacs dans le genre d’Aïne Taïba, avec même, auprès, les ruines d’une ville ; mais on n’en sait plus le chemin.

Le 28 janvier. — Nous parvenons dans le Gassi Touil.

Le pays n’a plus aucune végétation ; les dunes sont absolument nues ; je n’en ai jamais vues d’aussi nues ; elles ne portent que quelques rares Arichas. Elles sont par massifs de direction légèrement oblique par rapport à la direction du gassi. Ces massifs semblent se montrer régulièrement de 3 en 3 kilomètres. La direction dominante du vent, qui semble jouer le rôle essentiel dans le modelé de ces grandes dunes, paraît être Nord-Ouest.