Mais nos connaissances des régions Est des Tassilis de l’Ajjer ne nous permettent pas de certitude au sujet de la continuation de cette formule tectonique vers l’Est.

On a parlé pour certains de ces accidents de « flexures » des grès, dues à des failles du socle cristallin en profondeur.

Cette manière de voir ne nous paraît pas très fondée pour le moment :

Nous n’avons pas observé dans les parties de l’Enceinte tassilienne de flexures typiques de cet ordre, mais généralement des ondulations, bombements, rides, etc., très nets.

Par exemple, à Tidjoubar (ou Aïne-Bou-Mesis), à l’Est d’Amguid, dans la zone des Tassilis internes des Tassilis de l’Ajjer, se trouve un bombement allongé à peu près Nord-Sud, très accentué et très caractéristique, qui incite à être très prudent avant d’adopter cette hypothèse des formations de reliefs dans l’Enceinte tassilienne par failles en profondeur et flexure en surface.

Les plissements sont plus marqués dans la zone des Tassilis internes que dans celle des Tassilis externes.

Il semble que les Schistes argileux à Graptolithes et leur cortège de schistes argileux multicolores, qui paraissent assez plastiques, aient amorti les mouvements et les aient transmis atténués dans les Grès supérieurs.

Quelle est l’histoire de ces mouvements de l’Enceinte tassilienne ?

Pour le moment, il est très difficile de formuler des affirmations, étant données, d’abord l’incertitude qui existe encore sur l’âge de certaines formations (Grès supérieurs, par exemple), ensuite les difficultés d’observation des liens exacts qui existent entre le Crétacé et les formations primaires et surtout entre les formations dévoniennes (méso (?) et supra) et les formations siluriennes (et (?) éo-dévoniennes).

Des lacunes peuvent échapper, ainsi que des formations de transgression, etc.