3e Série. Anglais. Le fond des pétales est d'un blanc pur; ils ne sont ni laciniés ni crénelés, mais brodés d'un liséré.
4e Série. Fond blanc. Pétales fond blanc strié, quelquefois aussi bordés en même temps.
5e Série. Saxons. Pétales à fond jaune strié, quelquefois bordés en même temps.
6e Série. Bichons. Les couleurs ne sont apparentes que sur la superficie des pétales.
On les multiplie de marcottes ou de graines, qu'on peut semer aussitôt après la maturité; mais comme ils ne fleurissent pas tous l'année suivante, on ne sème ordinairement les Œillets qu'en avril soit en pleine terre, soit en terrines, et dans le courant de juin; enfin, lorsque le plant est assez fort, on le repique en pépinière et à 0m,12 ou 0m,15 d'écartement. On aide à la reprise par quelques arrosements; puis, vers la fin d'août, on les plante, soit dans les plates-bandes, soit par planches, et à environ 0m,40 les uns des autres. Aussitôt après la plantation on étend sur le terrain un paillis de fumier à moitié consommé, et les autres soins se bornent à quelques binages et à des arrosements au besoin.
Les jeunes Œillets sont ordinairement très-vigoureux, et capables de supporter de fortes gelées sans souffrir; cependant, il est plus prudent de les couvrir en hiver, afin de les garantir de la neige et du givre, qui leur sont très-nuisibles. Au printemps suivant, et dès qu'il sera nécessaire, on leur mettra des tuteurs; puis, afin d'avoir des fleurs parfaites, au moment où apparaissent les boutons, on en réduit le nombre avant qu'ils soient trop avancés. À la fin de juin ou au commencement de juillet, époque de la floraison, on fera choix de ceux qui méritent d'être conservés, et dans le courant de juillet on les marcottera, en ayant soin d'observer pour cette opération tout ce que nous avons indiqué au chapitre Marcottes. Mais comme il se trouve quelquefois des branches placées tellement haut sur les tiges qu'il n'est pas possible de les marcotter de cette manière, il faut alors les enlever et en faire des boutures, que l'on traite de la manière suivante: après les avoir coupées bien net au-dessous d'un nœud, on fait une petite incision en remontant de manière à diviser la bouture en deux; après quoi on les repique en terre légère, à une exposition ombragée, et on les recouvre de cloches, qu'on enlève lorsque les boutures commencent à pousser.
Quand celles-ci auront assez de racines, on les empotera, puis on les traitera, comme les marcottes enracinées, ainsi que nous allons l'indiquer. Au commencement d'octobre, on sèvre les marcottes, c'est-à-dire qu'on les sépare des vieux pieds, pour les planter dans des pots d'environ 0m,08 à 0m,10; la terre que l'on emploiera pour l'empotage devra être saine et composée de deux tiers de bonne terre franche et d'un tiers de terreau de feuilles bien consommé, le tout bien mélangé et passé à la claie. Aussitôt après l'empotage, on place les pots à l'abri d'un mur, et on leur donne de temps à autre quelques légers arrosements. À l'approche des gelées, il faut les rentrer, afin de garantir les Œillets du froid et de l'humidité. S'il arrivait qu'on manquât de place sous les châssis, il faudrait faire une tranchée d'environ 0m,20 de profondeur sur 1 mètre de largeur; puis on dispose les gaulettes de manière à supporter des paillassons, que l'on place au besoin, et qu'on enlève toutes les fois que le temps le permet; et s'il survenait des froids plus rigoureux, il suffirait toujours d'étendre les feuilles ou de la litière sur les paillassons. Vers le mois d'avril enfin, quand les giboulées ne sont plus à craindre, on plante les Œillets en pleine terre ou bien on les rempote plus grandement, si on veut les conserver en pots.
Œillet remontant.—Variété de l'œillet des fleuristes, bien supérieur au type par la longue durée de ses fleurs; même culture.
Œillet de poëte, Œillet barbu (Dianthus barbatus).—Tiges de 0m,30 à 0m,40; en juin et juillet, fleurs rouges, roses, blanches ou panachées, simples ou doubles; multiplication de boutures, marcottes, ou graines semées en août.
Œillet Flon.—Quelles que soient les conditions dans lesquelles on le cultive, cet Œillet justifie pleinement, par l'abondance et la longue durée de ses fleurs, le nom de Dianthus semperflorens qu'on lui donne en France et celui de Dianthus hybridus multiflorus, qu'on lui donne en Angleterre; ses fleurs sont roses, rouges, blanches ou blanches panachées de rose, semi-doubles et odorantes.