Un instant, tous trois perdirent contenance devant ce brusque face à face inattendu. Mais Pierken se remit bien vite et dit:
—Oui, monsieur, nous voudrions vous parler un moment.
—Pourquoi? demanda-t-il, méfiant, comme Sefietje.
—Nous vous le dirons, monsieur. Pourrions-nous avoir quelques minutes d'entretien chez vous?
—Vous pouvez parler ici, répondit sèchement M. de Beule.
—Ça n'est pas bien facile, monsieur, dit Pierken hésitant et déçu.
Brusquement, M. de Beule se fâcha.
—Vous ne prétendez pourtant pas me dicter la loi dans ma maison! s'écria-t-il.
—Il n'est pas question de dicter la loi; il ne s'agit que de causer un peu sérieusement, répondit Pierken qui se contenait.
—Je n'ai pas à causer avec vous, absolument pas! Mais pas du tout! cria
M. de Beule s'empourprant de colère.