—Oui, monsieur le baron; on l'a trouvé pendu à cette poutre, répondit
M. de Beule.

Le bourgmestre regarda la poutre, où pendait encore le bout de la corde tranchée par Pierken, et M. Triphon, les ouvriers, suivirent son regard. Sans faire attention à l'important et officiel personnage, Pierken s'abandonnait à toute sa douleur sur le corps de son pauvre ami.

—Il faudra dresser procès-verbal, dit enfin le bourgmestre. Est-ce que M. le curé est prévenu? Il faudra aussi faire constater le décès par le médecin.

—Oui, monsieur le baron; j'attends M. le curé d'un moment à l'autre, mais je n'ai pas encore fait appeler le docteur, répondit M. de Beule.

Au bas de l'escalier, un mouvement se fit et des pas accélérés montèrent les degrés. C'était M. le curé. Sans égard pour sa soutane, déjà tachée de poussière, il sauta sur le plancher du grenier, serra lestement la main du baron et de M. de Beule, se dirigea tout droit vers le cadavre, dont il toucha de ses mains blanches la face violacée.

—Le corps est déjà froid, murmura-t-il en regardant les autres d'un air grave.

Il lançait des coups d'oeil autour de lui, comme si la présence de tout ce monde le gênait.

—Voulez-vous être seul, M. le curé? demanda M. de Beule prévenant.

—Cela vaudrait mieux, avoua l'ecclésiastique.

M. de Beule se tourna vers les ouvriers: