CHAPITRE CCXXV.
Que le nu où l'on verra distinctement tous les muscles ne doit point faire de mouvement.
Le nu où tous les muscles sont marqués avec un grand relief, doit demeurer ferme sans se mouvoir; parce qu'il n'est pas possible que le corps se remue, si une partie des muscles ne se relâche quand les muscles antagonistes qui leur sont opposés sont en action, et ceux qui sont en repos cessent de paroître, à mesure que ceux qui travaillent se découvrent davantage, et sont plus enflés.
CHAPITRE CCXXVI.
Que dans les figures nues il ne faut pas que tous les muscles soient entièrement et également marqués.
Les figures nues ne doivent pas avoir les muscles trop marqués, ou prononcés trop exactement, parce que cette expression est désagréable à l'œil, et difficile à exécuter; mais il faut que les muscles soient beaucoup plus marqués du côté que les membres se porteront à leur action: car la nature des muscles dans l'opération est de ramasser leurs parties ensemble, et de les fortifier en les unissant, de sorte que plusieurs de celles qui auparavant ne paroissoient point, se découvrent en se réunissant pour agir ensemble.
CHAPITRE CCXXVII.
De l'extension et du raccourcissement des muscles.
Le muscle qui est derrière la cuisse fait une plus grande variété dans son extension et dans sa contraction, qu'aucun autre muscle qui soit dans l'homme; le second muscle est celui qui forme les fesses; le troisième celui de l'échine; le quatrième celui de la gorge; le cinquième celui des épaules; le sixième celui de l'estomac: ce muscle prend sa naissance sous les mamelles, et se va rendre sous le petit ventre, comme je l'expliquerai dans le Traité général des Muscles.