- 17 Espagnols.
- 5 Anglais.
- 1 le vieux Vendredi, c’est-à-dire le père de Vendredi.
- 3 esclaves acquis avec les femmes, lesquels avaient fait preuve de fidélité.
- 3 autres esclaves qui vivaient avec les Espagnols.
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Pour armer ces gens, il y avait:
- 11 mousquets.
- 5 pistolets.
- 3 fusils de chasse.
- 5 mousquets ou arquebuses à giboyer pris aux matelots révoltés que j’avais soumis.
- 2 sabres.
- 3 vieilles hallebardes.
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... s’avancèrent en longeant le rivage...
On ne donna aux esclaves ni mousquets ni fusils; mais chacun d’eux fut armé d’une hallebarde, ou d’un long bâton, semblable à un brindestoc, garni d’une longue pointe de fer à chaque extrémité; ils avaient, en outre, une hachette au côté. Tous nos hommes portaient aussi une hache. Deux des femmes voulurent absolument prendre part au combat; elles s’armèrent d’arcs et de flèches que les Espagnols avaient pris aux sauvages lors de la première affaire dont j’ai parlé, et qui avait eu lieu entre les Indiens. Les femmes eurent aussi des haches.
Le gouverneur espagnol, dont j’ai souvent fait mention, avait le commandement général, et William Atkins, qui, bien que redoutable pour sa méchanceté, était un compagnon intrépide et résolu, commandait sous lui.
Les sauvages s’avancèrent comme des lions, et nos hommes, pour comble de malheur, n’avaient pas l’avantage du terrain. Seulement Will Atkins, qui rendit dans cette affaire d’importants services, comme une sentinelle perdue, était planté avec six hommes derrière un petit hallier, avec ordre de laisser passer les premiers et de faire feu ensuite au beau milieu des autres, puis sur-le-champ de battre en retraite aussi vite que possible, en tournant une partie du bois pour venir prendre position derrière les Espagnols, qui se trouvaient couverts par un fourré d’arbres.