—«C'est un point de vue.
—Je crois bien! J'allais le rencontrer à cheval, en cachette, hors du parc. Oh! je l'ai avoué à Freddy... Tout de même, quelque chose me disait: «Il faut avoir peur de cet homme-là.» Cette voix intérieure, aussi, me faisait m'entêter. Une Carington doit braver la peur.
—Cependant vous êtes partie pour le Japon.
—Grâce à qui?» demanda Maud.
—«Je ne sais pas.
—Grâce au docteur Delchaume.
—A mon mari!...
—Naturellement. S'il n'avait pas provoqué Boris, le soir de la fête au Pré-Catelan, je m'enfuyais à Londres la nuit même, avec le prince, mon fiancé, et j'étais mariée le lendemain.»
Un peu abasourdie, Flavienne se contenta de la regarder.
—«Vous comprenez,» poursuivit la jeune comtesse de Hawksbury avec une grâce soudaine, «que nous soyons vos amis. Je suis venue vous le dire. Seulement, je suis venue vous le dire toute seule. Quand je jugerai que Frederick est tout à fait guéri de vous, alors je vous le ramènerai. Pour l'instant, nous ne faisons que traverser Paris.»