Ce qu'il t'importe, à toi, Nature, ô froide reine!
Ce n'est pas que mon cœur s'assouvisse ici-bas:
Qu'il s'épuise et qu'il saigne en d'horribles combats,
Tu n'en souris pas moins, implacable et sereine.
Ce qu'il t'importe, à toi, c'est que la moindre graine
Trouve un sol favorable et germe sous tes pas.
Ton éternel souci, qui ne me connaît pas,
N'a pour but que la vie obscure et souveraine.
La vie!... Et que ce soit la mienne, avec ses pleurs,
Ou l'humble éclosion des bêtes et des fleurs,