Accourez donc, des bois, des îles et des plaines,
O peuples dont le front ignore nos pâleurs,
Sauvages, qui vivez comme vivent les fleurs,
Aux vents libres et purs emmêlant vos haleines!
Hommes au teint de cuivre et d'ébène, venez!
Rouvrez donc l'avenir à ces infortunés
A qui nous léguerons demain nos défaillances.
Ah! rendez à nos fils la sève d'autrefois,
Pour qu'à notre savoir ajoutant vos vaillances,
Votre rire puissant éclate dans leurs voix.