Troublantes pour le cœur comme un parfum pervers,

Avec le charme atroce et les douceurs cruelles

De nos longs souvenirs en ce vieil univers?

Qui donc découvrira des mots subtils et rares

Dont nos fibres tout bas vibrent à se briser,

Puisque le sourd écho de nos langues barbares

Ne dit point l'infini du songe et du baiser?

L'excès de notre ivresse et de notre souffrance

Semble animer la voix des forêts et des flots,

Mais nous, pour égaler leur sauvage éloquence,