S'était formé pour lui le fruit de charité.
Dans ses rêves profonds sous le divin ombrage,
Lui, l'éternel Bouddha, venait d'apprendre enfin
Que l'homme, ignorant tout, a pour meilleur ouvrage
D'aimer, et de donner lorsque son frère a faim.
Maintenant il allait sous le ciel impassible,
Cherchant un malheureux pour lui prendre la main,
Et murmurant les mots de tendresse indicible
Qui devaient éclairer notre aride chemin.