J'aime cette haleine sauvage,
Que rien ne saurait apaiser,
Et qui souvent sur mon visage
Pose avec rage
Son froid baiser.
Je me sens grandir dans la lutte.
O vent glacé! tu peux rugir:
Ce front, à ta fureur en butte,
De nulle chute
Ne doit rougir.
J'aime cette haleine sauvage,
Que rien ne saurait apaiser,
Et qui souvent sur mon visage
Pose avec rage
Son froid baiser.
Je me sens grandir dans la lutte.
O vent glacé! tu peux rugir:
Ce front, à ta fureur en butte,
De nulle chute
Ne doit rougir.