Mais l'espoir, qui vous suit sur votre longue route,

Qui vous ramène à moi tel qu'au soir des adieux,

Dépend de l'Avenir, dont j'épie avec doute

Le mot mystérieux.

C'est pourquoi j'éternise une heure passagère,

Où mon cœur doucement a cru vous deviner;

J'y vivrai jusqu'au jour où votre voix si chère

Viendra m'en détourner.

LETTRE ÉCRITE AU PRINTEMPS