C'est un moment rempli d'ineffable surprise.
Nous savions que l'hiver devait s'enfuir un jour,
Pourtant nous éprouvons, dans le soudain retour
De ce baiser d'en haut, de cette chaude brise,
Comme l'émoi causé par un naissant amour.
Pour moi, j'ai mieux encor que cette vague ivresse;
Je vois dans le printemps la fin de votre exil.
Je ne murmure plus: «Hélas! reviendra-t-il?»
Le souffle des beaux jours a chassé ma détresse,