Où vous avez erré si longtemps loin de moi;
Votre amour et vos soins, qui m'y servent de guides,
M'en ont ôté l'effroi.
J'ai plongé sans péril en leur puissant mystère.
Vous seul avez porté le poids des lourds travaux;
Vous seul avez bravé, dans votre exil austère,
Mille dangers nouveaux.
Moi, je jouis en paix de votre œuvre hardie.
O voyageur aux mains pleines d'illusions!
La sphère où je circule est par vous agrandie,