Leur souffle a corrompu nos plus beaux privilèges

Et mêlé d'espoirs faux, d'erreurs, de sortilèges,

Même l'âpre grandeur des éternels adieux.

Notre rôle ici-bas, notre rôle superbe,

N'était-il pas de vivre et, vivant, d'adorer?...

D'adorer le soleil, la femme et le brin d'herbe,

L'enfant, l'étoile d'or, les lis, le flot, la gerbe,

Les cieux—mais sans jamais pourtant les implorer.

Qu'aurions-nous demandé que la bonne Nature

N'eût pas placé déjà sur nos riants chemins?