O Nature, Nature, oh! dis, tes bras de mère
S'ouvriront-ils encor pour tes fils révoltés?
Nous voulions t'arracher notre vie éphémère;
Mais nous y renonçons... L'épreuve est trop amère,
Et nous tombons, martyrs de nos divinités!
Pour naître, nous quittons tes entrailles fécondes;
Pour vivre, il faut ton air qui joue en nos poumons,
Il faut tes fruits, ton blé, la fraîcheur de tes ondes;
Pour aimer, il nous faut les caresses fécondes;
C'est aussi sur ton sein que nous nous endormons.