Le sang n'y coule point: la lutte pour la vie

N'offre point la grandeur des glorieux trépas;

Les morts, nul ne les chante et nul ne les envie,

Et l'effrayant clairon qui tous nous y convie,

C'est le cri de la faim, qui ne pardonne pas.

Nos tournois acharnés ont l'univers pour lice.

Sous nos efforts géants tout rempart est tombé.

Le salaire est une arme, un mot d'ordre, un complice.

Ni repos, ni pitié! Si son pied manque ou glisse,

Le lutteur le plus fort a bientôt succombé.