Nous sommes les rivaux de l'Infini sacré;
Lui seul nous les reprend lorsque dans ses demeures,
Morts, ils ont pénétré.
Il les berce à jamais sur son sein formidable,
Comme nous les bercions pendant les nuits d'amour;
Mais il reste jaloux dans le temps insondable
De nos baisers d'un jour.
Car à nos bien-aimés, en sa longue caresse,
S'il dispense la paix et l'oubli précieux,
Leur rend-il un instant l'ombre de cette ivresse