Oh! qu'il est triste à dire à la chère retraite

Le déchirant adieu qui nous sépare au seuil!

Voilà pourquoi naissait mon angoisse secrète

Devant le sombre aspect de la campagne en deuil.

Pleurez, ô grands bois noirs! Sifflez, ô vents funèbres!

Feuilles mortes, tombez sur le chemin durci!

Nuages, étendez vos voiles de ténèbres...

Mon cœur, qui vous comprend, se glace et tremble aussi.

Et pourtant je devrais bénir votre détresse:

Sans l'horreur de l'hiver, que vaudraient les beaux jours?