Tu veux entendre encor la langue douce et chère
Qui t'a charmé jadis et vaincu par ma voix;
Ton cœur veut s'enchanter de la rime légère,
Ce soir, comme autrefois.
Tu me dis doucement, tout bas, le regard triste:
«Après le mois des nids, les chants sont superflus.
Ma fauvette se tait... Son amitié subsiste,
Mais son amour n'est plus.
«A l'heure du désir, sous la tendre feuillée,
En mai, la chanson part et vibre en liberté;