Ne troublant point le songe éternel qu'il rêvait.

Ou bien elle tenait—la main frêle et mignonne—

Un lourd sceptre massif à la crosse d'or fin,

Dont l'ombre dominait le désert monotone

Et, sur l'âpre étendue où les lions ont faim,

Loin du grand Nil d'azur, se prolongeait sans fin.

Lorsque les courtisans, nombreux, comme une houle,

Encombraient du palais les larges escaliers,

Cette petite main, ils la baisaient en foule,